Les Secrets de "La Vague"


La scène d'ouverture se clôt sur une image figée des comédiens le poing en l'air. Pourquoi? Tout simplement pour faire référence à la couverture du livre de Todd Strasser représentant, un homme le poing levé lui-même debout sur un immense poing levé vers le ciel.

La version de "They Don't Care About US" de Mickael Jackson est une version inédite de cette chanson spécialement conçue pour la tournée d'adieu -non réalisée- "This Is It". Un flashmob' hommage à l'artiste décédé a été réalisé par les prisonniers des maisons d'incarcération des Philipines a également été réalisé sur cette même version.

Drôles en Scène a eu un partenaire de choix pour la création de "La Vague": la société de productions internationale "Bac Films". En effet, la question d'un logo similaire à celui du film s'est très vite posé. Or, celui utilisé dans le film avait un impact visuel particulièrement fort. Fabrice a ainsi négocié avec les producteurs du films via la société "Bac Films" afin d'avoir les droits nécessaires à l'utilisation du logo. L'utilisation du logo a été donnée gratuitement à Drôles en Scène.

Si la première scène fait référence au livre de Todd Strasser, de nombreuses musiques font elles, références au film de Denis Gansel. Ainsi, la musique de la scène "Power Control" est directement tirée du film. Il en est de même avec tous les interludes musicales qui permettent de faire entrer et sortir les décors.

Aviez-vous remarqué que le symbole de la Vague renferme une autre signification qu'une simple vague? La Vague rouge cache en vérité une main noire crochue à cinq doigts qui semble vouloir attraper quelque chose. Une image subliminale faisant bien sur référence au fascisme... 

Le choix de la musique finale "Souviens-toi du jour" ainsi que de "Forbidden Love" ont été fait pour des raisons thématiques. Toutes les deux font référence soit à l'Holocauste, soit au massacre du peuple juif. Ainsi, "Forbidden Love" par sa chorégraphie met en évidence les relations conflictuelles entre les peuples et/ou les religions.

"Souviens toi du Jour" fait référence par ses paroles et sa chorégraphie à l'Holocauste. En effet, les gestes mélangent le geste de la Vague au salut hitlérien, le tout sous un faux langage des signes. Les paroles de Mylène Farmer font référence au livre de Primo Levi "Si c'est un Homme" mais également à des thèmes approchant la seconde guerre mondiale comme la résistance ("quand on veut, qu'on se rassemble"), le salut hitlérien ("les mains se sont élevées"), la guerre ("le monde a changé, au bruit des pas qui résonnent") etc. avant de finir chanter en hébreux.

Si les scènes finales se nomment "La Troisième Vague" et "Avril 1969", ce n'est pas pour rien. En effet, l'expérience réalisée par Ron Jones s'est déroulé à cette période là et se nommait... La Troisième Vague.

Un autre film est mis en exergue à travers les choix musicaux réalisés pour le spectacle. La musique de "La Troisième Vague" est directement tiré du film "Goodbye Lenin". La musique, signée Yann Tiersen, fait écho à ce drame allemand où la place du leader disparu est omniprésent. Le positionnement de cette musique n'a donc pas été placé au hasard. 

La dynamique d'apprentissage de Fabrice Passe dans la pièce passe par quatre phase: La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action, la force par la révolution. Durant les faits réels, l'action s'étant déroulé sur cinq jours, un autre slogan avait vu le jour: la force par la vision! Afin de ne pas trop prolonger la durée de la pièce, il a été préféré de fusionner les actions des deux derniers slogans en un seul.

Ce spectacle, créé pour les dix ans de l'association, fait de nombreuses fois référence à des anciens spectacles. Le spectacle commence sur une répétition dont le texte a directement été tiré de la scène "Ce monde d'où je viens" de Désenfantés. "Don't stop the Party" fit de nombreuses fois référence à "Rock That Body", tiré d'H-1. De même, la musique "La Troisième Vague" fait référence à la scène "Je t'aime"; toutes deux extraites de la bande originale du film "Goodbye Lenin". "Get Stupid" est un remix de la chanson "The Beat Goes On" (H-1) et le mélange d'images fait référence au montage réalisé pour Désenfantés, "Sorry". Enfin, les palissades sont gravées de nombreuses phrases, références à des aventures artistiques des années précédentes.