La Vague

Une pièce de Fabrice Passe

Inspirée de faits réels

 

Les dix ans de l'association Drôles en Scène sont l'occasion de réaliser deux nouveaux spectacles. Après Exils en juin 2011, La Vague voit le jour les 23, 24, 30 septembre et 1er octobre 2011. La Vague s'avérera être le plus gros succès de l'association. Fort de ses six cents spectateurs, le spectacle a un impact considérable. Le bouche à oreille est sans précédent et le rayonnement de l'association décuplée. A tel point que La Vague partira en tournée entre 2012 et 2013 et qu'un DVD du spectacle verra le jour en février 2013... Retour sur un spectacle pas comme les autres.


RÉSUMÉ

Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir 

Jean-Claude Gawsewitch

 

Un professeur d’histoire tente de faire comprendre à ses élèves les mécanismes d’un système politique totalitaire en lien avec son cours sur la seconde guerre mondiale. Face au scepticisme des étudiants quant à l’éventualité de voir se créer aujourd’hui un régime politique similaire en France, le professeur décide de mettre en place une expérience. Commence alors un jeu grandeur nature basé sur la création d’une communauté. Mais en l’espace de quelques jours, le jeu sort des murs de la classe et se transforme peu à peu en dictature…

 

Et vous, quel dictateur auriez-vous été?

 

DISTRIBUTION

L'EQUIPE

Anaelle Breard

Delphine Breard

Manon Brunet

Florent Carita

Nicolas Delaveau

Jeremy Desmay

Valentin Favrot

Jules Hardouin

Lucien Le Guellec

Blandine Vinet

Maud Debacker

Claire Mazoire

Manon Uvaldo

 

Eline Albert

Justin Bataille

Laurine Delaveau

Lucie Desmay

Alexandre Dume

Pauline Jouzeau

Aurore Kovac

Deborah Lesur

Christelle Richard

Morgane Taveau

Elsa Vieville

Armel Villemont


Et Fabrice Passe

 

Direction, mise en scène – Fabrice Passe et Romain Favier

Vidéos et chorégraphies – Fabrice Passe

Assistants – Hélène Bondu, Florian Brunet et Christèle Delaveau

Maquillage – Karine Desmay et Magali Dumé

Décors - Norbert Boislève et James Delaveau

Moyens techniques – Association ACT3

Techniciens – Alain Maillou, Romain Favier, Eric Froger, Franck Rousseau

 

Remerciements

Le Conseil Général d'Indre Et Loire en la personne de Marisol Touraine,

Les membres de la Commission Culturelle de la Communauté de Communes du Val de l'Indre ainsi que Monsieur Nicolas Roquain,

La Municipalité de Sorigny et principalement Alain Esnault et Annick Boulais pour leur soutien,

France Boissons, Top Office, Association 3P2A, la Municipalité de Truyes,

Norbert Boislève, Hélène Bondu, Viviane Bréard, Sandra et Laurent Brunet, Christèle et James Delaveau, Karine Desmay, Magali Dumé, Isabelle Favrot, Edith Mazoire,

L'ensemble des bénévoles, associations et entreprises pour leur soutien tout au long de la création de ce spectacle. Un grand merci à l'ensemble de nos comédiens pour leur dynamisme, leur sourire, leur investissement et leur passion. Enfin, nous n'oublions pas le public, pour avoir répondu présent. Sans vous, rien ne pourrait être possible...

 

CONTEXTE

La Vague est aujourd’hui connu comme un film particulièrement exposé. Sa diffusion récente sur LCP et W9 en trois mois d’intervalle en 2011 le confirme. Le caractère ludique et esthétique du film de Dennis Gensel en fait une oeuvre pédagogique avec un impact fort. Il n’est d’ailleurs pas rare que certains professeurs d’histoire le diffusent dans le cadre de leur cours. Néanmoins à la sortie du film sur les écrans français en 2009, La Vague ne fait parler que très peu d’elle. Il en est de même pour le roman qui, sorti en 1981, connait un succès relatif. En vérité, il faudra attendre certaines interviews de Ron Jones et de ses anciens élèves pour que l’impact des deux œuvres soit plus important.

L'expérience

Ron Jones est un professeur d’histoire au Lycée Cubberley de Palo Alto en Californie. En Avril 1967, ce dernier met en place une étude expérimentale du fascisme dans le cadre d’un cours sur l’Allemagne Nazie. N’arrivant pas à expliquer à ses élèves comment les citoyens allemands avaient pu, sans réagir, laisser le parti nazi procéder au génocide de populations entières, Ron Jones décida d’organiser une mise en situation. Il fonda un mouvement nommé « La Troisième Vague », dont l’idéologie vantait les mérites d’une communauté. L’objectif étant d’alerter les élèves sur le conditionnement des masses et de leur faire voir ce que peut signifier de vivre dans un état totalitaire.  L’expérience est divisée en cinq thèmes comme autant de cours d’histoire dans la semaine:

 

Lundi – La Force par la discipline

Mardi – La Force par la communauté

Mercredi – La Force par l’action

Jeudi – La Force par la vision

Vendredi – La Force par la révolution

  

Durant ces ateliers, Ron Jones multiplie les actions concrètes (position du corps, salut, se lever et s’asseoir ensemble, création de cartes de membres) tout en imposant de nouvelles règles. Le nombre de libertés diminue mais la dynamique d’un groupe uni et solidaire occulte les faits aux yeux des élèves. Très vite, les « moyens » de la classe prennent les rennes du groupe. Des slogans naissent ainsi qu’un uniforme.

 

Les archives ne précisent pas comment s’est réellement terminée l’expérience. Les sources fiables restent très faibles. Le journal du lycée ne parlera que deux fois de la Troisième Vague (en 1967 et cinq ans après). Les rumeurs et adaptations (livre, téléfilm et film) ayant contribués parfois à dramatiser la situation, Ron Jones s’est senti obligé de « préciser les erreurs historiques des [adaptations] » et a du, à de nombreuses reprises, tenter d’expliquer ce qui s’est réellement passé.

 

Toutefois, certains souvenirs du professeur restent confus, flous, incertains voire inexactes en comparaison avec d’autres sources fiables (et notamment les témoignages d'élèves). Ce dernier avoue néanmoins avoir été pris au piège de sa propre expérience et avoir aimé le contrôle qu’il a eu pendant ces quelques jours. Malgré tout l’intérêt sociologique, psychologique, historique et pédagogique de cette expérience, il est probable que l’intégralité des faits ne soit jamais découverte.

Les adaptations

On compte à ce jour plusieurs adaptations des faits de Palo Alto.Tout d’abord, un téléfilm voit le jour en 1981. Intitulé The Wave (La Vague), il est produit produit par Norman Lear et réalisé par Alexander Grasshoff sur un scénario de Johnny Dawkins. Il reçut un Emmy Award ainsi qu’un prix Peabody.

Sous le pseudonyme de Morton Rhue, le romancier Todd Strasser publia en 1981, sous le titre The Wave (La Vague), une adaptation romancée de l’expérience, basée non pas sur les notes rédigées par Ron Jones (que Todd Strasser reconnaît n’avoir jamais rencontré), mais bien sur le téléfilm (il s’agit donc d’une adaptation d’adaptation).

Le roman de Todd Strasser, La Vague, a enfin inspiré un film allemand réalisé par Dennis Gansel en 2008, La Vague, double lauréat des Prix du Film Allemand avec le Prix de Bronze dans la catégorie Meilleur film et du Prix d’Or décerné à Frederik Lau (Meilleur Second Rôle pour son interprétation de Tim). Le film a également été nommé au festival du film de Sundance (Grand Prix du Jury). La sortie en France a eu lieu le 4 mars 2009.

Le 11 octobre 1992, sollicité par le gouvernement allemand, Ron Jones donna une conférence sur la « Troisième Vague » à Nuremberg, dans les quartiers réservés à Hitler lors des congrès du parti nazi. La conférence a été filmée. L’histoire de la « Troisième Vague » a également été adaptée de nombreuses fois pour les planches, soit comme pièce de théâtre, soit comme comédie musicale.

 

POURQUOI LA VAGUE ?

C’est d’abord par le livre que l’équipe de Drôles en Scène s’intéresse à ce sujet. La sortie du film ne fait qu’accentuer cette envie. Depuis plusieurs années, la dynamique de Drôles en Scène repose sur la volonté de créer des spectacles loin des « spectacles de fin d’année » (trop souvent entendus de manière péjorative). Toucher des sujets sensibles, faire passer des messages à travers des scènes théâtrales ou chorégraphiées sont autant d’éléments que souhaitent mettre en place Fabrice Passe. Désenfantés est un premier essai en ce sens. L’impact vers le public (en mai 2009) est tel que la Municipalité de Sorigny et le Festival Amateur d’Azay Le Rideau programment tour à tour ce spectacle en novembre 2009 et mai 2010.

 

C’est durant la création d’ H-1 (2010) et à la veille des dix ans de l’association que l’idée de La Vague se concrétise comme un réel projet. De plus, le noyau dur de comédiens ayant joué dans Désenfantés est également demandeur d’un spectacle qui aurait autant (si ce n’est plus) d’impact que leur précédente création. C’est en septembre 2010, lors de l’Assemblée Générale de Drôles en Scène que La Vague est annoncée comme la nouvelle création de l’association avec exceptionnellement, quatre représentations (au lieu de deux) prévues en septembre 2011. La distribution ne concernera que les collégiens et lycéens de l’époque. De même, après le vote des enfants et ados, c’est Fabrice Passe qui est appelé à jouer le rôle du professeur d’histoire. Quant aux dates, elles ont été choisies de manière stratégique principalement vis-à-vis de l’emploi du temps scolaire des enfants. En effet, fin septembre correspond à une période plus creuse après la rentrée scolaire. Or, il était primordial que La Vague n’ait pas d’impact sur la scolarité de nos jeunes comédiens.

MISE EN SCÈNE ET PARTIS-PRIS SCÉNOGRAPHIQUES

Derrière les murs, une mise en scène circulaire

Le nombre de comédiens sur scène et la présence quasi constante de la salle de classe dans la trame narrative oblige Drôles en Scène à réfléchir à une mise en scène plus élaborée en utilisant la Salle des Fêtes autrement. Très vite, l’idée s’impose de faire jouer les comédiens non pas sur scène mais au milieu du public. L’objectif est clair : faire en sorte que le message et l’action touchent de plein fouet le spectateur et qu’aucune barrière (physique, sonore ou autre) ne puisse entraver la bonne compréhension de l’histoire.

Cette dynamique n’est pas sans poser des difficultés. Tout d’abord, elle oblige Drôles en Scène à investir dans un métrage conséquent de moquette afin de ne pas abîmer le parquet de la salle. La scène mesurera ainsi 144 mètres carré. De même, chaque élément de décor devra être sur roulettes afin d’être plus facilement déplaçable et éviter ainsi, toute longueur entre deux scènes. La mise en scène devra également prendre en compte cette dynamique circulaire afin que chaque scène puisse être appréciée de chaque spectateur. Enfin, un des éléments majeurs de cette création sont les vingt mètres de palissades mobiles (sur roulettes) qui ont été spécialement créées pour l’occasion. Tagguées à l’effigie des dix ans de l’association, leur utilisation était surtout symbolique en enfermant les comédiens avant et après le spectacle. L’invitation lancée aux spectateurs était la découverte de ce que cachaient ces murs de bois.

Théâtre, danse, musique et vidéo

Un des leitmotive de Drôles en Scène est de faire découvrir à ses comédiens différents domaines du spectacle vivant. Aussi, si la majeure partie de ses spectacles repose sur des scènes théâtrales, l’association a fait chanter ou danser ses comédiens à de nombreuses reprises. Le parti pris se voulait être similaire pour La Vague. Ainsi, ce sont huit chorégraphies qui ont été créées spécialement pour le spectacle. Celles-ci se devaient d’apporter une touche supplémentaire à notre adaptation. En effet, il était important pour notre équipe de mettre en place un spectacle qui serait autre chose qu’une simple reprise du livre ou du film.

Don’t stop the party, They don’t care about us, Forbidden Love, Get Stupid, Power Control, Summer 1978 ou encore Souviens toi du Jour ont permis, dans des registres totalement différents, d’apporter une fraicheur supplémentaire à La Vague. Ces oeuvres musicales ont été choisies pour leurs paroles (Souviens Toi du Jour, They Don’t Care About Us, Get Stupid) pour leurs rythmes et l’ambiance qu’elles inspiraient (Don’t Stop the Party, Power Control) ou bien encore pour l’émotion qu’elles dégageaient afin d’appuyer le jeu des comédiens (Summer 1978). Par ailleurs, deux écrans vidéos venaient également encadrés la scène circulaire. Ces derniers permettaient d’appuyer graphiquement certains messages ou certaines chorégraphies tout en mettant en évidence nos vingt cinq comédiens. La scène circulaire nous obligeant à travailler avec deux écrans.

Un réalisme omniprésent

La force de l’histoire originelle réside dans sa crédibilité, son réalisme et l’appréhension qu’un fait similaire puisse se reproduire. Le choix des metteurs en scène a été d’accentuer cette vraisemblance par le biais d’un ensemble d’éléments. Tout d’abord, chaque comédien jouait son propre rôle. Nom identique, situation sociale similaire (excepté pour le professeur d’histoire et Valentin qui se suicide à la fin), tout était fait pour que la crédibilité de l’histoire reste entière. Par ailleurs, un ensemble d’éléments dans le texte permettaient un réalisme spatial et temporel (lieux, dates, personnes citées). L’objectif étant de faire l’histoire quelque chose d’encore plus concret par l’utilisation d’éléments véridiques.

Des comédiens mais pas seulement...

Comme nous l’avons présenté précédemment, Drôles en Scène est avant tout une association de théâtre. Néanmoins, depuis plusieurs années, nous souhaitons que les comédiens s’imprègnent intégralement des créations dans lesquelles ils jouent. Outre le choix des costumes, des décors et des possibilités de faire des propositions en termes de mise en scène et de chorégraphies, nous souhaitons que nos comédiens prennent part également aux autres phases de création de nos spectacles.

Ainsi durant deux weekend complets, nos comédiens ont été invités à venir construire avec Norbert Boislève et James Delaveau les décors de la Vague : palissades, tentures, peinture, tables, roulettes. La quasi-totalité des éléments structurels du décor ont été construits par nos comédiens (avec l’aide et le soutien des encadrants de l’association). Par ailleurs, nous avons souhaité également que nos comédiens puissent communiquer autour de leur spectacle. Ainsi, nous les avons particulièrement intégrés dans la communication faite autour du spectacle. Interview à la web radio de Montbazon en la compagnie de Fabrice Passe, distribution de flyers, d’affiches dans les communes du Val de l’Indre ainsi que dans leurs établissements scolaires respectifs. Par ailleurs, certains comédiens ont également à la mise en place de la technique et à la mise en lumière (conduite) du spectacle.

Des conditions techniques importantes

Une scène de 144 mètres carré stipule également des conditions d’éclairage et de sonorisation importante. Comme pour ses précédentes créations, Drôles en Scène a fait appel à l’association ACT3 dirigée par Alain Maillou. Ces derniers ont eu à leur charge la création et la gestion d’un plan de feu de grande échelle tant par le nombre de projecteurs (une cinquantaine) que par le nombre d’effets visuels (150) sous entendu par la mise en scène. Une journée de montage, une nuit de conduite et deux journées supplémentaires de filage ont été nécessaire dans la semaine précédente à la première représentation.

RETOUR SUR UNE ANNÉE DE TRAVAIL

En tout et pour tout, c’est une année complète de répétitions qu’il a fallu mettre en place pour les comédiens de La Vague. Si les premiers mois ont été assez légers et ont croisé les répétitions de la seconde création de l’année (Exils), l’été 2011 aura été celui des répétitions de La Vague. Outre deux répétitions hebdomadaires entre le 25 juin et le 1er septembre, des journées complètes ont également été prévues durant la période estivale afin d’être au point avant la reprise des cours. Ainsi, sur l’intégralité de l’année, les répétitions ont été articulées comme telles :

 

Septembre 2010 à décembre 2010

Mise en place du projet, travail autour des personnages et principales lignes directrices de la pièce.

 

Janvier 2011 à Avril 2011

Mise en place des premiers tableaux chorégraphiques et des premières scènes théâtrales

 

Avril 2011

Enregistrement des vidéos et des parties audios par ACT3

 

Mai et juin 2011

Pause consacrée au spectacle Exils

 

Du 25 Juin 2011 au 1er septembre 2011

Mise en place de tous les tableaux (sauf l’ouverture et la fermeture), premiers filages, mise en place des costumes, des tables et des accessoires

 

Septembre 2011

Travail autour de l’ouverture, de la fermeture, filage intégral de la pièce.

 

3 et 4 septembre 2011

Construction des décors.

 

17 et 18 septembre 2011

Weekend technique

(Palissades, sonorisation, mise en place de la régie lumière et son)

 

Nuit du 17 au 18 septembre

Conduite intégrale de la Vague

 

18 septembre

Première répétition générale

 

21 Septembre

Dernière répétition générale

 

Une équipe soudée

Face à un tel projet, il nous fallait une équipe particulièrement soudée. Outre les membres du bureau et les comédiens, un grand nombre de parents et de particuliers ont également mis « la main à la pâte » quant à la mise en place de La Vague. Aide matérielle, physique, soufflage, technique, accueil public, billetterie, maquillage, buvette, costumes, soutien … En tout, ce sont une quinzaine de bénévoles qui ont participé à ce projet.

Les représentations et le succès

Ce sont les 23, 24, 30 septembre et 1er octobre 2011 qu’ont eu lieu les représentations de La Vague. D’une manière générale, la communication a été portée sur un très large public. En dehors des familles, ce sont tous les collégiens de la Communauté de Communes qui ont reçu un tract (environ 1000 flyers). De même, ce sont une centaine d’affiches qui a été déposée dans des lieux stratégiques (mairies, écoles, bibliothèques, offices de tourisme). Enfin, La Nouvelle République a réalisé à plusieurs reprises des articles annonçant notre manifestation. La force de notre communication reposait principalement sur l’utilisation du logotype du film suite à un accord avec Bac Films et Millimages, obtenu en décembre 2010. Un impact direct dû à la diffusion quelques semaines avant nos représentations de l’oeuvre de Dennis Gansel.

En tout, ce sont 569 spectateurs qui ont assisté aux représentations de La Vague. Outre une jauge importante, les comédiens et l’équipe de bénévoles ont reçu de la part du public trois standing ovation et un soutien jusqu’alors inégalé dans l’histoire de Drôles en Scène. Les conséquences pour l’association ont été directes. Tout d’abord, le soutien des élus de la Communauté de Communes du Val de l’Indre, l’inscription de nouveaux comédiens pour la saison 2010-2011 suite à la découverte du spectacle, des pistes concrètes de programmation de la Vague dans des festivals amateurs locaux, une hausse significatives des visites du site www.drolesenscene.net. Autant d’éléments qui pourraient voir naître prochainement des perspectives d’avenir pour ce spectacle.

ET APRES...

On a déferlé sur l'Indre Et Loire comme une vague...

Après quatre représentations en septembre et octobre 2011, six cents spectateurs et de nombreuses sollicitations du public, d'élus et de professionnels du spectacle (programmateurs, chargés de mission; salles de spectacle ou festivals), l’association Drôles en Scène a mis en place les prémices d’une tournée départementale entre 2012 et 2013.

 

Les sollicitations de plus en plus nombreuses devant être compatibles avec l’emploi du temps de nos jeunes comédiens et de l’équipe de bénévoles de Drôles en Scène, nous avons du réduire le nombre de représentations. Ainsi, après deux nouvelles représentations à Saint Pierre des Corps devant 350 personnes, un projet beaucoup plus ambitieux a vu le jour six années après...

... avant de déferler au Canada !

De la tournée suit une captation DVD dont les ventes se font en région Centre mais également aux quatre coins de la France, en Suisse, en Belgique et au Québec. Le travail de référencement du site mené par l'équipe et le partenariat avec Bac Films (Producteur de La Vague en 2001) ont permis à l'association d'être plus visible. Mais tout aurait pu s'arrêter là. Mais en novembre dernier, le Collège privé Saint Paul de Montréal (Canada) contacte l'équipe sorignoise. Après la découverte de ce travail, les enseignant de l'option "Découverte - Arts du spectacle" ont souhaité adpater la pièce de Fabrice et l'intégrer dans leur processus pédagogique. Après discussion deux représentations de "La Vague" ont été donnés les 6 et 7 avril 2017 ainsi qu'une troisième au Festival de théâtre amateur d'Ontario. Une vraie réussite et reconnaissance internationale pour Drôles en Scène.

 

QUELQUES CHIFFRES

2 ECRANS

4 REPRÉSENTATIONS

5 TECHNICIENS

8 CHORÉGRAPHIES

12 PALISSADES

15 BÉNÉVOLES

26 COMÉDIENS

31 SCÈNES

35 VIDÉOS

50 PROJECTEURS

147 EFFETS LUMIÈRES

160 MINUTES DE SPECTACLE

315 MÈTRES DE GAFFER

569 SPECTATEURS

600 PLANCHES

3000 VIS

LES SECRETS DE LA VAGUE

La scène d'ouverture se clôt sur une image figée des comédiens le poing en l'air. Pourquoi? Tout simplement pour faire référence à la couverture du livre de Todd Strasser représentant, un homme le poing levé lui-même debout sur un immense poing levé vers le ciel.

La version de "They Don't Care About US" de Mickael Jackson est une version inédite de cette chanson spécialement conçue pour la tournée d'adieu -non réalisée- "This Is It". Un flashmob' hommage à l'artiste décédé a été réalisé par les prisonniers des maisons d'incarcération des Philipines a également été réalisé sur cette même version.

Drôles en Scène a eu un partenaire de choix pour la création de "La Vague": la société de productions internationale "Bac Films". En effet, la question d'un logo similaire à celui du film s'est très vite posé. Or, celui utilisé dans le film avait un impact visuel particulièrement fort. Fabrice a ainsi négocié avec les producteurs du films via la société "Bac Films" afin d'avoir les droits nécessaires à l'utilisation du logo. L'utilisation du logo a été donnée gratuitement à Drôles en Scène.

Aviez-vous remarqué que le symbole de la Vague renferme une autre signification qu'une simple vague? La Vague rouge cache en vérité une main noire crochue à cinq doigts qui semble vouloir attraper quelque chose. Une image subliminale faisant bien sur référence au fascisme... 

Si la première scène fait référence au livre de Todd Strasser, de nombreuses musiques font elles, références au film de Denis Gansel. Ainsi, la musique de la scène "Power Control" est directement tirée du film. Il en est de même avec tous les interludes musicales qui permettent de faire entrer et sortir les décors.

Le choix de la musique finale "Souviens-toi du jour" ainsi que de "Forbidden Love" ont été fait pour des raisons thématiques. Toutes les deux font référence soit à l'Holocauste, soit au massacre du peuple juif. Ainsi, "Forbidden Love" par sa chorégraphie met en évidence les relations conflictuelles entre les peuples et/ou les religions. "Souviens toi du Jour" fait référence par ses paroles et sa chorégraphie à l'Holocauste. En effet, les gestes mélangent le geste de la Vague au salut hitlérien, le tout sous un faux langage des signes. Les paroles de Mylène Farmer font référence au livre de Primo Levi "Si c'est un Homme" mais également à des thèmes approchant la seconde guerre mondiale comme la résistance ("quand on veut, qu'on se rassemble"), le salut hitlérien ("les mains se sont élevées"), la guerre ("le monde a changé, au bruit des pas qui résonnent") etc. avant de finir chanter en hébreux.

Si les scènes finales se nomment "La Troisième Vague" et "Avril 1969", ce n'est pas pour rien. En effet, l'expérience réalisée par Ron Jones s'est déroulé à cette période là et se nommait... La Troisième Vague.

Un autre film est mis en exergue à travers les choix musicaux réalisés pour le spectacle. La musique de "La Troisième Vague" est directement tiré du film "Goodbye Lenin". La musique, signée Yann Tiersen, fait écho à ce drame allemand où la place du leader disparu est omniprésent. Le positionnement de cette musique n'a donc pas été placé au hasard. 

La dynamique d'apprentissage du professeur passe par quatre phase: La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action, la force par la révolution. Durant les faits réels, l'action s'étant déroulé sur cinq jours, un autre slogan avait vu le jour: la force par la vision! Afin de ne pas trop prolonger la durée de la pièce, il a été préféré de fusionner les actions des deux derniers slogans en un seul.

Ce spectacle, créé pour les dix ans de l'association, fait de nombreuses fois référence à des anciens spectacles. Le spectacle commence sur une répétition dont le texte a directement été tiré de la scène "Ce monde d'où je viens" de Désenfantés. "Don't stop the Party" fit de nombreuses fois référence à "Rock That Body", tiré d'H-1. De même, la musique "La Troisième Vague" fait référence à la scène "Je t'aime"; toutes deux extraites de la bande originale du film "Goodbye Lenin". "Get Stupid" est un remix de la chanson "The Beat Goes On" (H-1) et le mélange d'images fait référence au montage réalisé pour Désenfantés, "Sorry". Enfin, les palissades sont gravées de nombreuses phrases, références à des aventures artistiques des années précédentes.

MEDIAS

Le spectacle

Création des décors chez Norbert

Montage technique et mise en place

Séance photos avant la dernière représentation